21/09/2017

La goutte qui a fait déborder le vase sonne la fermeture

Bonjour à toutes et tous,
Un petit mot pour vous annoncer la fin de ce blog.
Voilà des mois que j'y songe. Et puis, aujourd'hui, une mauvaise expérience de plus a fait déborder le vase : une fois encore, une école a repris un contenu trouvé ici (mon hélas célèbre article sur la rentrée des tout petits), l'a copié-collé, l'a diffusé sur internet en s'en attribuant clairement la paternité. Le reprendre, c'est normal. C'est même un peu le but de ce blog, le partage. Mais le signer, ça, c'est pas normal.

Lorsque j'ai appelé l'école en question pour lui signaler que le procédé était cavalier, totalement irrespectueux, et accessoirement illégal, j'ai eu droit en guise d'excuse à la réplique trop classique "En même temps, si vous mettez du contenu sur internet..."
Vous savez quoi ? Cette personne n'a même pas proposé de rectifier en citant sa source. Non, non! Elle m'a juste expliqué qu'elle avait autre chose à faire.

Eh quoi ? Si je mets du contenu sur internet, si je l'offre gratuitement, ça veut dire que je n'ai pas droit à un minimum de respect ? ça veut dire que le droit d'auteur n'existe plus ? Que l'on peut signer de son nom les textes des autres ? Ben voyons ! Faut pas exagérer, non ? ça coûtait cher de demander l'autorisation ? Ou au moins de ne pas prétendre être l'auteur de ce texte.

Bref, j'en ai marre. Je jette l'éponge. Ce blog me rapporte aujourd'hui beaucoup de désagréments de ce type. Il ne me rapporte que ça, d'ailleurs.
Un peu aigrie ? Pas vraiment. J'ai aimé partager. Je n'ai jamais rien gagné à le faire. Aujourd'hui, je ne prends plus aucun plaisir à ça dans un monde virtuel où tant de monde se croit tout permis.
Je me retire donc. Je supprimerai très vite l'ensemble de mes articles.
Bonne continuation à vous !

01/05/2017

Ma vie d'après l'Education Nationale

Démissionner de l'éducation nationale n'a pas été une mince affaire ! Des mois de galère, de courriers sans réponses, j'en passe et des meilleures... Qui sait ! Le jour où j'aurai le temps et le courage de me replonger là-dedans, je raconterai ces épisodes étranges et désagréables plus en détail. En attendant, je préfère en revenir à aujourd'hui. Ici et maintenant. Après des années de disponibilité, puis près d'une année d'inertie forcée durant laquelle je me suis débattue pour quitter l'Education Nationale, me voilà enfin libérée de tout ça, avec en poche une généreuse prime de départ volontaire d'un peu plus de 3000 €. Ben oui, après plus de 20 ans de service, dans des conditions pas toujours faciles (direction d'école imposée, classe unique...), j'ai obtenu cette indemnité mirobolante pour m'aider à démarrer sereinement mon auto-entreprise. J'ai choisi d'en rire plutôt que d'en pleurer... ;)
Bon, tout ça est derrière moi, et ces mésaventures et stupéfactions administratives n'ont fait que renforcer ma certitude de ne pas être à ma place dans ce métier pourtant si beau d'enseignante. Et si vous trouvez une parcelle de cette bienveillance si présente dans les classes, dans l'administration qui régit le système, faites-moi signe : je cherche toujours !

Allez, retour sur cet ici et maintenant si nouveau et excitant. Suite à ma démission, je peux désormais me consacrer tout entier à la photo sous toutes ses formes. J'ai créé une micro-entreprise pour répondre à la demande grandissante de venir faire des stages de photo à mes côtés. Oui, ma nature d'enseignante refait vite surface ;) . Les stages ont commencé il y a quelques semaines : des stages courts, de quelques heures à quelques jours, de préférence individuels pour privilégier l'échange et l'approche personnalisée. Les thématiques sont bien sûr la macro nature créative, mais aussi la photo culinaire, la création d'une exposition. Ils s'adressent à tous, du débutant au photographe expert.
POUR EN SAVOIR PLUS : STAGES PHOTO 2017
En dehors de ces stages, je poursuis bien sûr mon travail d'auteur photographe : vous pouvez d'ailleurs me retrouver dans le Nat-Images n°43 d'Avril Mai en vente dans tous les points presse ou par correspondance. J'y ai rédigé un long article illustré sur la photo de libellule et le mystérieux phénomène de l'émergence.

Quant aux expositions, je suis justement en train d'en préparer une toute nouvelle, qui sera inaugurée lors du prestigieux festival international de photo nature de Montier en Der en Novembre 2017. Bref, la vie continue, et le chemin est plutôt joli :).

Alors, chers lectrices et lecteurs de ce blog, si vous souhaitez me rencontrer à l'occasion d'un festival, ou bien venir faire un stage photo nature à mes côté, vous serez les bienvenus !

20/08/2015

La rentrée | Aux parents: et si mon enfant pleure à l'école ? (maternelle petite section 2-3 ans)

Petit mot aux parents: Première rentrée à l'école maternelle (Petite section - enfant de 2, 3 ans)

Première rentrée en petite section. Il y a ceux qui pénètrent dans la classe pressés d'explorer leur nouveau territoire, heureux de retrouver les copains. Il y a les enfants timides, ceux qui restent en retrait, qui n'osent pas faire un pas ni se saisir d'un jeu sans autorisation. Pour ceux-là, un regard, un signe d'acquiescement, un accompagnement à une table de jeu suffit souvent à leur donner un peu d'assurance.

Et puis, il y a les enfants qui pleurent. Ceux qui versent des larmes dès le passage de la porte d'entrée de l'école. Qui poussent des cris le moment de la séparation venu. Mais aussi ceux qui vont rentrer dans la classe "comme des grands", pour fondre en larmes dès qu'ils auront réalisé que toute cette journée, "c'est pour de vrai". Papa, maman... les parents sont vraiment partis. Et voilà l'enfant qui brusquement se rend compte qu'il est tout seul dans une classe qui lui parait soudain hostile et surpeuplée.

Aux parents: que faire si l'enfant pleure à la rentrée?

Pleurer lors d'une première ou même seconde rentrée à l'école maternelle est quelque chose de normal. ça n'est pas systématique, mais cette rentrée en maternelle est un véritable bouleversement dans la vie de l'enfant. On a eu beau en parler avant, dédramatiser, expliquer les choses, la réalité est toujours différente de ce que l'enfant avait pu imaginer. Un grand saut dans l'inconnu, et l'angoisse monte, que l'on soit adulte ou enfant. Un adulte dans la même situation va jouer nerveusement avec ses clés, s'isoler pour envoyer un texto à ses proches, observer à distance en déchiquetant une feuille de papier ou en griffonnant sur un coin du bloc-note. Un enfant n'a pas tous ces moyens à sa disposition pour évacuer l'angoisse... et il n'a parfois pas d'autre choix que de se mettre à pleurer.

Laisser son enfant en larmes à la porte d'une classe maternelle, c'est un moment difficile. Impression d'abandonner l'enfant. Mais il n'en est rien! Le laisser pénétrer dans son nouveau monde, c'est au contraire lui montrer qu'on lui fait confiance. Que la relation qui lie l'enfant à ses parents est tellement forte qu'une séparation de quelques heures n'y changera rien.
Mieux vaut que la séparation ne dure pas trop longtemps (je sais, c'est plus difficile à faire qu'à dire...):
Prendre le temps d'expliquer en détail ce qui va se passer, juste avant d'arriver devant la classe: "je t'emmène aux toilettes, et ensuite on se dit au revoir et je reviens te chercher tout à l'heure..."
Si l'enfant est assez grand pour parler, n'hésitez pas à lui demander de décrire lui-même ces différentes étapes par un jeu de questions-réponses:
-Que fait-on, maintenant?
-On va aux toilettes...
-Et après?...
Un enfant qui dit les choses lui-même les accepte mieux que s'il écoute les paroles d'un autre.

La séparation dans les larmes: faire vite...

Le moment de la séparation arrive. L'angoisse revient en force chez les parents comme chez l'enfant. (Je dois vous avouer qu'en tant qu'enseignante, ce moment a toujours été très difficile pour moi aussi: nous sommes quand même les instigateurs de cette séparation, et j'ai souvent eu le sentiment "d'arracher" littéralement un enfant à ses parents.)
Faire durer ce moment de la séparation n'apportera rien de plus. Mieux vaut partir rapidement de la classe, même si ce départ est difficile.
L'enfant va pleurer spontanément pour exprimer son angoisse. Pleurer, ça n'est ni un réel choix de la part de l'enfant, ni une solution. C'est une réaction spontanée qui cessera lorsque quelque chose ou quelqu'un viendra apaiser son stress, le rassurer, lui faire penser à autre chose.

Un enfant pleure à peine pose-t-il son pied dans la classe, la main de maman lâchée? C'est vrai que revenir faire un petit câlin de plus apaisera sans doute un bref instant ses larmes. Mais dès que l'on l'incitera à nouveau à rentrer dans la classe, ses larmes redoubleront! Pourquoi? Non plus parce-que l'école lui fait peur, mais tout simplement parce-que pleurer le ramène dans les bras rassurants de maman. Faire trop durer cette séparation, c'est toujours faire durer les larmes. Plus ce moment de la séparation durera, plus le départ des parents sera difficile à vivre pour l'enfant (et inversement?).
On peut avoir le sentiment de trahir son enfant, en refusant de revenir 10 fois pour un dernier câlin ou un dernier bisou. Mais en réalité, plus cette séparation est rapide, plus l'enfant acceptera vite d'explorer son nouvel univers.

Alors, pour une bonne première rentrée, que faire?
  • Expliquer tout ce qui va se passer pour que l'enfant anticipe (même ce qui peut paraître des évidences ou des petits détails à nos yeux).
  • Faire répéter à l'enfant ces différentes étapes si possible.
  • Établir le plus tôt possible un rituel de séparation (je te fais 2 bisous, et tu peux y aller...)
  • Cacher sa propre angoisse à l'enfant, et lui expliquer que l'on est content qu'il aille à l'école, que ça n'est pas une contrainte imposée et que la maîtresse est contente de l'accueillir.
  • Lui faire sentir que vous faites confiance à l'école, pour qu'il puisse à son tour s'y sentir en confiance. Plus il sentira une "connivence" entre la famille et l'école, plus il sera rassuré d'aller en classe.
  • Partir rapidement... et ne plus se montrer, même par un petit coin de la fenêtre, pour ne pas provoquer de nouvelle montée d'angoisse.

Séparation rapide ne signifie pas "séparation à la va-vite". Et pénétrer dans ce nouveau monde qu'est l'école maternelle ne signifie pas forcément abandonner tout ce qui fait penser à la maison derrière lui, au contraire. On peut trouver un objet qui appartient à l'enfant ou à l'un des parents qui l'accompagnera à l'école: un foulard, un doudou... Mais attention à ne pas choisir un objet qui sera proscrit dans la classe (pas de jouets, de téléphones, d'objets qui comportent de petites pièces. Pas non plus de "doudou" trop volumineux.)
Un mouchoir parfumé, un foulard, une petite peluche au fond de la poche: à chacun de trouver la petite chose que l'on pourra toucher du doigt pour se rappeler à tout moment qu'après l'école, maman (ou papa) revient!

Si l'enfant n'exprime pas d'appréhension particulière, inutile de lui proposer ce petit objet-fétiche... et inutile de lire cet article! Car il faut heureusement rappeler que pour la grande majorité des enfants, la rentrée se passe très bien!
Et si votre enfant a pleuré ce matin, rassurez-vous: les larmes des premiers jours, c'est quelque chose de tout à fait normal qui ne détermine absolument pas la façon dont sera vécue cette année scolaire. Très vite, ces larmes cesseront et l'enfant pourra profiter de toutes les activités offertes dans son nouvel univers dans la sérénité.



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